L’été, dans les campagnes, ou non loin de la mer
Nos pas nous portent résolument à nous rencontrer.
Dans les herbes hautes ou sur le sable fin c’est l’affaire
De notre vie, se connaître en somme pour un baiser.

Les fleurs marient leurs couleurs dans les bocages privés
Non loin des masures perdues, des corps de fermes sans âge.
Les eaux vert émeraude des océans forment un sillage
Incertain aux ciels de Juin que pourtant les oiseaux ont bravé !

Durant cette saison, la Nature majestueuse bouleverse nos esprits.
Les pierres ne connaissent jamais la Solitude ni par ailleurs l’ivresse
De se sentir vertueuses. Cependant la rosée improvisée nous a surpris

Tandis que nous nous apprêtions à embrasser celle que nous pensions
Avoir choisie. En effet deux ou trois gouttes de cette rosée se sont posées
Sur la pierre où nous nous sommes assis, non loin de notre déesse !