La berge de l’étang n’attend plus d’eau
Sur ses rives.
Les pêcheurs dans leur barque prennent
Le parti de l’aube.
La Nature n’a que faire du Chant
Doux de la grive.
Sur la vase, étendues et noires,
Les carpes reposent !

Mais voici qu’un coup de vent secoue
L’immense étang.
La lumière du petit jour coiffe
Sa crinière de velours.
Les poissons, les oiseaux rasent
La surface de l’eau.
Les pêcheurs ont brandi leur cane
De bambou !