Cette matinée-là n’était pourtant guère prometteuse,
Je me souviens.
Et le soleil un peu triste de Juin
Rougissait en solitaire dans son coin.

Heureusement ce fut bientôt pour moi
La promesse de vous revoir : Ô délicieuse frénésie !
Certes il y avait bien quelque part cette ivresse dans le soir,
Et bientôt cette improbable poésie.

Imaginez la mer dans des pays lointains,
Aux mille surprises ou tachée d’huile ! Imaginez
Votre silhouette dessinée en face de moi
Et de ces vitres, derrière vous, grises.

Innocents et radieux, vos yeux m’ont peu à peu
Conquis, sous l’arc-en-ciel d’un chaud soleil !
Vos silences courtisaient mes silences.
Au miroir s’en allaient vos lèvres belles.

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