De temps en temps
Elle va tirer sur sa robe noire ou
Blanche parce que celle-ci fait des plis.
Et dans sa tête, (quel dérisoire conflit !),
Les plis, ça plisse sa silhouette.

De temps en temps
Elle réajuste quelques-uns
De ses cheveux longs décoiffés,
Parce qu’elle veut, ultime dessein,
Donner l’image de la Beauté.

De temps en temps
Elle s’agace qu’un insecte
Opportuniste, sur son genou, tente
De s’endormir debout, et devenir ainsi
De sa peau mat, le sombre architecte !

De temps en temps
Elle se pique pourtant d’en savoir
Davantage et mieux peut-être
Qu’un méchant contradicteur
Dans ses divers babillages.

De temps en temps
Elle se croit, – c’est sûr, la plus belle
De la Soirée, même si quelques
Doutes persistent souvent
Sur son allure ou son pendant.

De temps en temps
Elle s’émeut, voire s’émerveille.
– Ou plutôt, entre nous, fait semblant !
On ne sait jamais vraiment
De quels fruits est ornée sa corbeille.

De temps en temps
Elle va tirer sur sa robe noire ou
Blanche parce que celle-ci fait des plis.
Et dans sa tête, (quel dérisoire conflit !),
Les plis, ça plisse sa silhouette.

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