Lointains Alpages
Riches pâturages,
Entendez les volets de mon Âme
Claquer d’une blancheur de page
Le Printemps irradié !

Sur cet Azur mordoré
Dépliés et perdus
Lents troupeaux qui transhument
Offrez  ce profil de statue effilé.
Et ce sourire tache de sang
Et de miel, et cet amant
Sur l’herbe, et la palombe
D’une aube exaucée,
Et toute lumière et tout soleil !

Broutez ce parc où le plâtre
Des ombres s’étend !
Sur les sommets de l’univers
Écoutez la rosée
Des larmes et des lacs.
Vers demain où le rouge
Sûrement deviendra
Blanc et le bleu
Peut-être soudain !

Là où l’instant est à la rivière,
Où la Faune et l’Espérance
Aux nénuphars et aux courants,
Aux rats d’eau,
Aux poissons immédiats,
Aux crapauds et aux fougères,
Aux marais et aux dépôts
De pierre, à la lumière
Et au calcaire de Midi…

Lointains Alpages
Riches pâturages,
Entendez les libations
Crépusculaires des gorges
Bien engorgées d’Amour …

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