Au loin, c’est la chute du fleuve
Aux frénétiques et viles trombes.
L’ouverture encastrée allègue,
Tel un bateau au sommet de la vague,
Tellement gonflée comme
Le cou d’une colombe
Ou le bec d’un rapace tiraillant sa proie,
Une étrave de roches !

C’est la cécité douloureuse et splendide
Des masses d’eau et de perles
Volant à travers les liens rusés
De l’Érosion.
Comme si l’abnégation de l’objet,
Combinée aux sidérales étoiles filantes,
Ne pouvait contraindre le sujet,
À taire ses fracassantes ordonnances !

Au loin, c’est l’effort liquide frôlant
L’insupportable douleur des chocs.
Comme si l’idée venait des rouages
Cruels de l’indifférence ou des forces
Amenées au plus noir de leur aveuglement !
Au loin, c’est comme l’ordre
D’un rythme libre. La liberté
D’une dualité incessante et désolée.

Là-bas, aucune eau n’est cendrée
Telles les vieilles fibres affreuses
De dentelle bretonne.
Là-bas, aucune eau n’est rejetée
Qui font preuve d’endurance !
D’ailleurs, il faut les entendre se plaindre,
Aux déférents ordres de torsions amoureuses
Et de violences provoquées !

Là-bas, ce n’est plus l’étrave de l’embarcation
Qui foule les fonds marins. Non.
Ce n’est plus l’échouage hideux des roches
Mais bien plutôt cette insondable canonnade
Du bec à l’eau bouillonnante et tumultueuse,
Cette foule humide et glacée, sans cesse
Provoquée par l’humiliante
Ironie de son guide !

Au loin c’est la chute du fleuve
Aux frénétiques et viles trombes …

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