N’y-a-t-il
Que cet azur lointain,
Indicible
À mesure de simplicité ?!

Et par delà les soieries,
Et par delà la saveur de toute chose,
N’y-a-t-il que cette engeance
Particulière des plus implicites langueurs ?

Nourricière autant par arrogance de corps
Que par sagacité d’esprit, la plus vive
Impatience porte-t-elle ses fruits
Aux pieds mêmes de ses propres victimes ?

Et les pluies déçues dispersent-elles nos âmes
Comme des offrandes inaccomplies ?
Et les pluies inattendues nous soumettent-elles
Au rituel des endurances, au culte des errances ?

Et les vents frileux nourrissent-ils entre eux,
Le long des côtes, de bien vilaines inélégances ?
Et les vents bélliqueux accomplissent-ils leurs vœux
Lorsqu’ils font que les hommes, par bienveillance

Ou tristesse, emprisonnement leurs moissons derechef,
Bien au chaud, dans le ventre de leurs granges ?
Et les vents comme les pluies s’aventurent-ils
Toujours à la surface de nos tristes fanges ? Bref,

N’y-a-t-il
Que cet azur lointain,
Indicible
À mesure de simplicité ?

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