Enfin s’accroupir au milieu
D’un jardin que rien n’inspire…
Enfin s’adjuger qu’un lieu
Fréquenté jadis des muses ne l’est plus !
Pire encore, ne l’a jamais été.

Été de mes seize ans,
Été aux cieux artificiels !
Et si ces souvenirs ne signifiaient rien
Un peu comme le ciel s’assombrit quelquefois
Et trop souvent natif d’un caprice.

Il faut dire qu’à ce jour
L’azur n’a rien à envier
À l’orage ni à l’éclaircie !
Ô rire et marche
Et rêve et larme

Et ces lamentations
Qui tournent parfois au pire.
Tant pis si les temps n’en font
Qu’à leur Cynisme.
La petite fille ne sait pas encore.

S’agit-il d’un mirage ou d’une vision ?
Que sa poupée pleure ou sourit
La fleur sage de l’Enfance
Éblouie d’une lumière immense
Ne pousse pas bien près des railleries.

Ô ces papillons qui se sont donnés
Leurs pattes et leurs couleurs !
Et les fleurs qu’on ne voit plus
Et les insectes perdus sans le savoir
Au milieu des gravillons.

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