Comme les vents les plus hauts
Accomplissent leur tâche,
Cavaliers de tous bords
Et de toutes façons,

La santé nouvellement déchue
Des hommes inéluctables
Proclame sa paternité
Dans ces grands mouvements d’astres.

Comme de ces hommes, les yeux rougissent
Avec les vents, que le feuillage
De leurs arbres se hérisse
Avec le blanc passant des nuages…

Comme leurs membres ont soulevé
Des hérésies autant que
D’harponnages les grands vents,
Autant que de brasiers incoercibles…

 Comme, durant la nuit même
Où les lumières sont des candeurs
À l’assaut des campagnes, s’inachèvent
Les rêves sans poursuivant…

Comme au sein des plus splendides familles,
L’humidité des sables suffit à embuer
Les vitres, les pierres
Et les regards des humains…

Comme les cyprès haut perchés
Que sont des hommes, point par point
Mâchent l’azur avec
L’amertume des étoiles…

Comme tout cela n’est que si peu
Au fond, à côté de ce qui dure
Et qui jamais ne cesse,
La réponse fait date :

« Les monts et les plaines
Jamais n’ont cessé
De courroucer les vents et les brises
Contre nos chairs et nos regards. »

Tout autour des grands fleuves,
La Nature s’est longtemps immobilisée,
Durant le temps des mondes.
Et tant d’aubes ont pris le temps

Nécessaire à toutes les couvaisons,
À toutes les frondaisons.
Et tant d’humeurs acariâtres
Ont bouleversé nos plus jovials

Sentiments et cela à mesure
Que nous entrions au palais
Des orages et des oracles !
Puis, longuement,

À la cadence des soirs et des matins,
D’autres couleurs,
Couplées à d’autres senteurs,
Ont commencé à satisfaire leur soif

De profusion et d’éloquence, à sustenter
Les sables cendreux des plages
Avec leurs drapeaux de fraîcheur
Nouvellement flanqués…

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