I

À peine le vent racole-t-il
L’Enfance imprévisible
Que le sable fait peine à voir
Sur les grèves coutumières.

Dans la lumière en pointillée qui luit,
Toutes les herbes et tous les sables,
Sur lesquels j’ai reposé mes lassitudes,
S’étirent lentement dans le jour et dans la nuit.

II

Il s’en eût fallu d’un rien
Que je ne m’évanouisse
Finalement, bel et bien,
Dans leurs bras accueillants.

Mais le vent ne l’a pas voulu.
Non. Le vent ne l’a pas permis.
Poussière incrustée par tous les vents.
Non. Le vent même n’ayant de cesse.

III

Entre la fragilité de mes chairs
Et la pérennité de son Souffle,
Le vent a suffi pour que
L’alliance n’ait pas lieu.

Et quand les marées de tous les jours
Dépassèrent les grandes marées
D’équinoxe, les sables s’agitèrent
Avec les sables plus profonds.

IV

Et durant la saison même
Des rapports spirituels
Entre les choses,
La plage alimentait

Nos Raisons influençables
Avec tous ses secrets de sable.
La plage alimentait nos Passions
Avec toutes ses danses de dunes.

_____________