Toutes les incertitudes de l’Hivers me reviennent,
Heureux et reposé que je suis désormais.
En Dieu toutes mes croyances peu à peu se dégèlent
Dans mon esprit brouillé où tourne la lumière !

Toutes les sonorités mauves et grises de l’Harmonium
Dégorgent lentement leur haleine cruelle.
Dans la neige et la pluie et les flaques d’eau verte
Circule dolemment le Silence des Opiums !

Mais quoique l’azur m’ait promis au reste
De ne plus être sans cesse tellement azurescent,
Je préfère me perdre dans son Éternité qui,
Elle, j’en suis sûr, ne me sera pas si funeste !

______