On a dénoué les nœuds amoureux,
Les cordes tendues le long des rives,
Le long des soifs.

Toutefois, on ne décrochera pas
Si aisément l’azur grandiose
De vos yeux moirés.

Enjolivera-t-on bientôt vos beaux airs
De tendresse avec nos yeux hagards,
Nos regards hébétés ?

Il vaut mieux en douter. On a brisé
La chaîne longue de l’Affection à cet endroit
Où quelques désirs sournois survinrent !

On ne dénouera pas si aisément
L’unique poing crispé que je vous garde
Afin de vous préserver peut-être

Des rires immenses et qui viendront…
On a dénoué les mèches blondes et bouclées
Des cheveux soyeux de l’Enfance.

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