Mais qui m’ouvrira cette porte vernie
Immense que je devrai franchir ?
Un soleil rude et à qui j’aurai fait confiance ?

– Nul écho.

Les roulottes s’entendent pourtant, sous leur cahot
D’Antiquité. Mais qu’advenir seul avec ce chien
Qui les poursuit et les mord ? !

– Sans nouvelle.

L’Été cependant est proche
Qui lentement s’écrase sur l’expédition.
De belles ornières filent sur les sentiers

Et leur boueuse vérité nocturne !
C’est exactement l’Espoir et aussi majestueux
Qu’une pièce de vers classique.

Mais que reprochez à ces embardées
Saoules de virgules quand celles-ci savent
Le vrai repos jusqu’à la prochaine étape  !

Laissons pour l’heure les portes claquer
Et la charrette s’éloigner, car aussitôt
Qu’une lame d’eau gravit l’étrave,

Nul vaisseau ne réchappe aux élans blessants
Des nouvelles combinaisons marines !
Nul vaisseau pour ne pas, un jour, finir en épave !

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