La pluie de son ombre agrandit l’univers de nos vies.
Des gouttes de soie sonores dans nos têtes :
Ô Lumières de son corps telles des girouettes !
Et ces aurores tournoyantes dans nos esprits.

Le lierre de ses jambes nous invite sur son bosquet
De verdure et de perles intimes, mais que
De lianes et de joncs et de frivoles banquets.
L’herbe se fait lueur sous l’eau, subite vigueur !

Les vagues de ses humeurs sustentent notre joie
De vivre. Des lueurs immobiles à l’aplomb
D’arcs-en-ciel hébétés qu’à peine on entrevoit.

Dès-lors la verte trombe peut se prétendre
L’héritière de son corps idéal, et cela même
Si son ombre inventée lentement disparaît !

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