I

 

Les fenêtres ouvertes de l’été
Autorisent les siestes dans les chambres
D’enfants.

Les édredons fébriles dans les coffres d’osier
Se souviennent des plumes légères
De nos âmes.

 

II

 

La lumière calme des volets fermés
Attiédit le cuivre du lit
Des amants.

Les ombres grandissantes sur le parquet
Ciré déguisent la clarté qu’elles témoignent
Aux parents.

 

III

 

Mais lorsque la pénombre associe étrangement
Votre sourire à votre regard
Alors les fenêtres se ferment.

Gentiment, les édredons transpirent,
La lumière offerte s’épouvante
Quand les ombres nous enchantent…

…Et que l’Amour nous emporte.

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