L’azur a trempé son museau d’ivoire
Dans votre corsage
Maintenant que mes mains impatientes
Ne sont plus sages.

La plaine lointaine a frémi dans son manteau
Qui vous enveloppe. Voici l’hivers.
Votre regard si doux s’est blotti bien haut
Et tout entier dans mes yeux verts.

L’avenir n’a plus de prise aujourd’hui,
Et désormais non plus sur votre empire.
L’azur a trempé son museau d’ivoire
Et votre Jeunesse irradie !

La Beauté s’est cachée secrètement
Derrière les fleuves inquiets. Oui
L’avenir est à moi lorsque mes doigts
Caressent lentement votre visage.

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