Définitivement se taire,
À dessein d’écourter
Nos tapages solitaires.

Écoutons, misérables que nous sommes,
Les battements de silence
De nos chairs d’homme.

Entendons, maintenant que le ciel a grandi
Au dessus de nos têtes, les bruits que font
Dans leur tannière les petits animaux.

Inexorablement se rendre fier,
Et cultiver sans cesse sa propre terre.
Finalement sourire et vivre et mourir.

 

À Ricardo.

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