Voici poindre le temps des Noces.
En toute part de la Cité
S’exalte le feu des Négoces :
Sons où les lumières sont citées !

Mais que de soupirs enfuis.
Que de jours derrière les nuits,
Que de curieux drames s’écossent
Dans la poudre de ses fards d’yeux

Brillants. Même qu’une pantomime
Baroque, dans ses cheveux, mieux
Que les gestes d’un acteur, rime
Les couleurs passantes de l’Amour !

Dire qu’elles sont traînées qu’enchante
Un rien d’adresse ; un rien d’humour
Derrière des yeux noirs qui serpentent,
Des yeux farouches qu’on savoure !

Mais on voit longtemps s’établir
Quelques lourds fardeaux de Soleil
Sur les plages en point de mire :
Des soleils pour d’autres soleils !

Et des astres pour d’autres astres
Dont les grains de sable s’étourdissent
Dans de charmeurs gestes d’hélice
Qui charment le jour le plus chaste !

Puis, bientôt, les couloirs bleuissent.
Les boulevards de cristal
Suivent les ombres qui palissent
Quand les pensées se font fatales.

Et tant mieux si les doigts gantés
Se donnent rendez-vous eux-mêmes
Et que le Corps de Beauté qu’on aime
Profite bientôt d’autres Santés !

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Voici poindre le temps des Noces.