I

Ce sont les vagues de l’Océan.
Ce sont les vagues de l’Océan.
Sans suspendre les perles de leurs eaux,
Elles recouvrent les foulards anciens,

Se jouent de leurs parfums
Avec leurs joyaux d’eau bleus et noirs.
L’azur sans doute n’a fait qu’un bond
Qui vient d’emplir l’horizon

De ses pendentifs de nuit !
Sans doute, avec ce nouveau rythme
De croissance, nul n’a plus
L’accointance des peaux lisses.

Nul, par toute exubérance d’étoiles.
Nul, par toute excroissance d’avenir !
Et même si ces foulards parsèment
La lagune aux odeurs d’humus…

II

Ce sont les vagues de l’océan
Que ces sourires de l’autre côté des langueurs.
Ce sont les vagues de l’océan
Que ce Savoir au sein même des illusions.

Ce noble corps a tant de charmes !
Ce noble corps devant les oiseaux du ciel !
Nul, par toute inanition de flammes !
Nul, par toute volition d’algues.

L’azur n’a fait qu’un bond, sans doute,
Car l’unique volet de bois vert
Sanglote avec les assauts du vent.
L’azur n’a fait qu’un bond, sans doute,

Parmi les hommes vaillants qui ressemblent aux pierres.
Et même si l’orage vient d’emplir les ruelles
De sa lumière inanimée, évidemment
Il n’a pas que cette charge qui l’échoit.

III

Et même si les forêts d’yeux partout clairsemées
Grandissent avec nos peaux de chair,
Nos os avec nos muscles et
Tous nos regrets cumulés,

Les hommes vaillants ressemblent aux pierres.
Les hommes souriants négocient avec les herbes,
Supplient tantôt les femmes d’assagir leurs humeurs,
Tantôt les autres hommes de conquérir les fleurs !

Ce sont les vagues de l’océan.
Ce sont les vagues de l’océan.
Indolentes, nébuleuses, courtoises
Qui pudiquement recouvrent

Les foulards anciens
De leurs perles d’eau frêles,
Se jouent de leurs parfums
Avec leurs joyaux d’eau bleus et noirs.