Là où d’autres soleils se sont débattus
Ailleurs peut-être qu’ici-bas, ceux-là même
Que l’on nommait : « Conquérants de sève et de songe »,
Offraient le secret violet de leurs propres ébats !

Là où d’autres lumières poursuivaient
Le regard effarouché des hyènes et des chats,
Les odeurs fortes de varech se rendaient
Aux terres proches sur l’épaule des phares.

Là où d’autres cyclones défaisait, à cet endroit même,
La danse des comètes que sont les hommes,
Les filles fantasques et toutes les femmes
Se déhanchaient au rythme des feux !

Là où d’autres insectes égayaient, fastes
Météores, les journées rances de l’ennui,
Les pluies, folâtres excentriques,
Piaillaient sous le couvercle des siècles !

Là où d’autres espèces, encore et toujours,
Ranimaient la mémoire des anciens
Et des ruines, les oiseaux mélancoliques
S’envolaient derrière la plage humide…

Là où d’autres déserts
S’étendaient à perte d’épuisement,
Nulle ombre ne prenait part aux étreintes
Fugitives des sables et des rafales de vents !

Là où d’autres Soleils se sont débattus…

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