Toutes les peaux brunies de l’été
Ne se sont pas rencontrées
Même si les chairs les plus sombres
Se sont mêlées aux plus brunies.

Tous les regards ont gravi mieux
L’automne des autres yeux
Tout comme, à fleur de saison,
S’étonnent et la Rime et la Raison.

Tant de frissons camouflés sous les pierres
Se sont brûlés les ailes sans doute.
Au soleil rare, l’autre hivers,
S’en sont allés nos doutes.

Tant d’heures creuses qu’il eut mieux valu fuir
Comme les saisons finissantes. Le printemps
A surgi avec ses grands yeux tristes, ses lèvres
Gercées par toutes les morsures de l’hivers !

Toutes les peaux brunies de l’été
Ne se sont pas rencontrées…

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