I

 

Que nous inspirent les tailleurs de pierres
Sur les places blanchies de l’été ?
Que nous dictent les rosiers ?

– Ô chant d’une aurore particulière,
Veillez à nos passions autant qu’à
Nos élans passionnels.

– Ô volée de lumière dans un
Éclat de rires, dans un bruissement
De feuilles.

Aile battante jusqu’au temps
Où l’aire de bitume n’enviera plus
Le départ des grands oiseaux.

Et la Nature fronce les cils
Aux épanchements des
Présomptueuses couleurs.

Et la Nature dicte ses lois
Aux sentiments mêmes
Les plus farouches :

– Ô cette brassée de sève nouvelle
À l’embouchure étroite
Des végétaux !

 

II

 

Ainsi les voiles de mer
Agrémentent le sel de leurs eaux
D’anecdotes marines.

Ainsi la mer des choses
Les plus mouvantes rudoie
Les sables jusques-aux grèves.

Ainsi les peaux les plus jeunes
Lavent leur douceur
Infantile

Dans les crépuscules
Incertains
De la Beauté.

Puis, et afin que naissent,
Quelque jour,
D’autres capsules d’amour

Sous nos regards éberlués,
Les algues cimentent entre elles
Les rives infatuées du Hazard.

Que nous inspirent les tailleurs de pierres
Sur les places blanchies de l’été ?
Que nous dictent les rosiers ?