Que de chevaux échappés
Ont débridé de regards entrecroisés.
Que de soupirs prolongés
Ont fait s’accroupir l’aube
Jusqu’au bas de la rivière.
Et la lumière ardente ou feinte
De cette mort éblouissante
Dont l’esprit même assujetti
Reconnaît l’empreinte !

Qu’il s’agisse des dernières phrases dites
Où les mots enfantins ravissent
Avec éclat cette pureté ultime
De toute Joie et de toute Peine,
Je laisse, à l’écran
Des paupières de jadis,
Le soin de dissimuler ce qui survint,
Un jour, dans un brouillard épais
De chevaux échappés.

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