I

Que je sache l’Insoupçonnée :
La Science lumineuse et splendide
M’ouvrant sa gueule

Comme un Ange ouvre ses ailes,
À moi seul,
Que dis-je à moi seul,

Tout comme à ceux qui s’en défient
Ou s’en divertissent,
Que m’importe !

II

Que je sache fragiles ou incantatoires
Les phrases inouïes ou naïves
Prononcées ça et là,

Vos soleils d’éclaircie comme
Vos brouillards d’Incertitude
Sollicitent mon Esprit !

III

Je sais des paroles désordonnées,
Sans relâche et sans tenue.
Je sais l’Écriture langoureuse et sensuelle

Telle ce Corps de Femme à peine voilé,
Allongé au soleil ou nappé de brouillard !
La Mathématique est cette Science

Imaginative et capricieuse du beau désordre !
Le mathématicien, cet artisan sans patrie :
L’alchimiste du Cahot !

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