Un point ne suffit pas
Sous l’ondée diffuse
Sont-ce au loin les pas
Légers d’une muse ? !

Un grain et tout vacille
Au jardin sans étoile.
Le rire grave et futile
D’une hyène retentit.

Avec l’haleine fraîche et
Âcre des herbes du parc,
C’est la vive mélopée
Des grives et des chats !

Un vieil arbre soudain
Fait entendre son chant.
C’est le chant baladin
D’un fauve méchant !

Une ronde, une ronde
De fantômes et d’hommes
Autour des Corps qui grondent
Et que les yeux consomment !

Et que les cigognes s’envolent
Subitement ou que les  rêves
Avouent leur mensonge un peu fol :
Sûr qu’Adam n’a jamais trahi Ève !

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