Toutes les peaux brunies de l’été
Ne se sont pas rencontrées,
Même si les chairs les plus sombres
Se sont mêlées aux plus brunies.

Tous les regards ont gravi mieux
L’automne des autres yeux,
Tout comme à fleur de saison,
S’étonnent et la rime et la raison.

Tant de frissons camouflés sous les pierres
Se sont brûlés les ailes sans doute.
Au soleil rare, l’autre hivers,
S’en sont allés nos doutes.

Tant d’heures creuses qu’il eut mieux fallu
Fuir les saisons finissantes. Le printemps
A surgi avec ses yeux tristes, ses lèvres
Gercées par toutes les morsures de l’hivers !

Toutes les peaux brunies de l’été
Ne se sont pas rencontrées.

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