Par dessus les coteaux par dessus les collines
S’éloigne lentement un troupeau d’oies sauvages.
Non loin du fleuve immense et sage
Quelques brumes gravissent les ravines.

Bientôt un brouillard indiscret
Brouille le départ des ailes.
Sur le flanc de mon Âme
Broute la brebis infidèle.

Par dessus les coteaux par dessus les collines
S’éloigne lentement un troupeau d’oies sauvages.
Il dépose derrière lui tout ennui et toute bruine
Dans la mélancolie d’un heureux paysage.

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