1. Les vieux arbres sont allés fêter…

 

Avec la nuit sans borne,
Le marbre des autels
A porté notre ennui aux
Fougères et aux mousses.

Lors, sourire sans discernement
Avec toutes les palmes, les ramures,
Les vagues douces de nos âmes
Devraient nous en apaiser.

Lors, chanter aux pierres notre soif
De vivre avec l’appétit de l’oisillon, écouter
De toute part ce qui n’est point encore
Audible devrait nous rendre fier.

Mais avec le fruit sans écorce,
L’Inconvenance de nos humeurs
Préside à l’amorce de notre Chant,
Préside à la naissance de nos Forces !

Mais, derrière le crépuscule invisible,
De la sournoiserie même de nos âmes
Dépend notre souci d’étude, dépend
En somme notre quête de Liberté !

Avec la nuit sans borne, durant
Le marbre des autels, les vieux
Arbres sont allés fêter entre eux
Leurs retrouvailles avec les plus jeunes :

O ces jeunes pousses
Aux élans d’un vert tableau !
O ces jeunes pousses
À l’origine de notre Bien-être !

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