I

 

Du bleu
Sur de la soie
Tant que dure
Ce point d’appui.
Les chemises du
Soir !

Oui, n’en doutons plus
Les sourires naïfs
Des lèvres candides
Laissent dans la nuit
Comme des exhilées
Des traces blanches.

Oui, laissons bien vite
S’exalter nos humeurs ou
S’enthousiasmer nos pudeurs,
À l’exception peut-être
Des plus indélicates ou
Des plus improbables.

 

II

 

C’est un peu comme la remise
Des prix aux parfums
Et aux senteurs.
Car avec elles : les dentelles
À arbustes ou
Les ronces dédaigneuses,

Ce sont sans le savoir
Les rires insomnieux
Des franges de tapis
Qui nous enchantent
Et nous épargnent
Toute Gloire !

Au seuil
De tout Règne et
Au terme même
De toute prestation,
Nos esprits dansent doucement
Avec la lumière affectée.

 

III

 

Laissons-nous prendre au Jeu
Des fières embardées,
Les pieds baignant
Dans les eaux bleues
Et blanches de la rivière.
O Stupéfaction de l’été !

Et que dire
De ce voile de soie
Tendre, fragile, délicat,
Posé négligemment
Sur le rebord de pierre,
De granit, de soleil ?!

Du bleu
Sur de la soie
Tant que dure
Ce point d’appui.
Les chemises du
Soir !

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