Comme les parapluies du soir
Épanchent leurs corolles
Noires, ici, presque partout
Non loin des tentures de soie,
Des franges de laine rare,
Nos yeux multiplient nos
Regards.

Et malgré les nuits à venir
Nous souriant avec bienveillance,
Parmi le blanc désinvolte des linges
Derrière l’angle de la pierre
Détrempée, la douleur inassouvie,
Immense, ivre nous remet
Sur les pistes des terres.

O rien que quelques marches
À franchir, sans que de soins
Superflus n’ayons souci !
Car le grain des sables arides,
Lointains, humides illusionnera
Sans doute, encore, toujours,
Demain, nos âmes craintives.

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