La nuit est très noire dans les faubourgs noirâtres.
Les quelques feux du jour se sont éteints hélas
Trop tôt. Il n’en est rien qui puisse me rendre las.
La pluie s’en est allée dans les ruelles bleuâtres !

Et puis tant pis si les clameurs du soir
Se sont enfuies dans les tréfonds de la mémoire,
Tanpis si les flammes bleues du jour ont viré
Au blanc des draps de coton de nos armoires !

J’ai percé à l’occasion le Mystère et l’Ironie du Corps
Des Femmes ! J’ai percé d’une flèche leur âme !
Mais qu’il est si doux de bercer sa compagne préférée
Sublime telle une plage qui vous est dévouée !

La nuit est très noire et
Tout mon Esprit chavire
Du souvenir amer des belles
Captives de la Beauté !

O ces aurores bienvenues
Où quelques muses solitaires
Jouissent à mon insu
Des trésors de vos secrets !

La nuit est très noire dans les faubourgs noirâtres.

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