I

 

Soir où le carmin, le blanc
Luminescent
S’emparent des faces dominantes :

Visages et faciès bien au long
Des ruelles désolantes.
Frénésie des couleurs

Sans rime ni raison :
Bandes passantes de nuit
Telles des comètes prisonnières.

Sont-ce vos lettres d’impatience
Ou mes lettres d’écriture
Que ces traînées phosphorescentes ?

Sont-ce les brouillons d’un
Calligramme inachevé ou les
Reflets d’une ancienne amertume ?

Et que dire des pousses les plus jeunes
Quand celles-ci louent sans ambage
L’Avenir telle une fantaisie d’exister ?

Et que dire de ce poison
Que de naître au sein
Des plus saints lieux ?

 

II

 

Après l’assaut des scènes les plus vives,
De cette gaieté sans frayeur
Malsaine ?

De cette joie irritante même ou
Gorge brûlante, après l’excès
Du Bonheur d’être ?

Que dire de cette pluie torride à flanc
De coteaux frappée de vents
Incertains ?

De cette rougeur et panoplie rougeoyante
Des crissements de
Cœur ?

De toute vision par plissements
D’ailes et de l’accoutumance
Qu’il y a souvent,

À s’évertuer aux ballets des couleurs
Les plus méconnues ?
Et qu’ajouter de plus sinon

Ce long soir où le carmin, le blanc
Luminescent
S’emparèrent des faces dominantes.

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