Soir où le carmin, le blanc
Luminescent
S’emparent des faces dominantes :

Visages et faciès bien au long
Des ruelles désolantes.
Frénésie des couleurs

Sans rime ni raison :
Bandes passantes de nuit
Telles des comètes prisonnières.

Sont-ce vos lettres d’impatience
Ou mes lettres d’écriture
Que ces traînées phosphorescentes ?…

Sont-ce les brouillons d’un
Calligramme inachevé ou les
Reflets d’une ancienne amertume ?…

Et que dire des pousses les plus jeunes
Quand celles-ci louent sans ambage
L’Avenir telle une fantaisie d’exister ?…

Et que dire de ce poison
Que de naître au sein
Des plus saints lieux ?

Après l’assaut des scènes les plus vives,
De cette gaieté sans frayeur
Malsaine ?…

De cette joie irritante même ou
Gorge brûlante, après l’excès
Du Bonheur d’être ?…

Que dire de cette pluie torride à flanc
De coteaux frappée de vents
Incertains …

De cette rougeur et panoplie rougeoyante
Des crissements de
Cœur …

De toute vision par plissements
D’ailes et de l’accoutumance
Qu’il y a souvent,

A s’évertuer aux ballets des couleurs
Les plus méconnues ? Et qu’ajouter de plus
Que ce soir déjà ne fût ?…

Ce long soir où le carmin, le blanc
Luminescent
S’empara des faces dominantes …

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