Il n’y a pas plus léger qu’un soupir.
Il n’y a pas plus tendre qu’un baiser.
Une lèvre sur mon corps apaisé :
Il ne m’est pas de plus fervent désir.

Que ce soit ce grand vent pour m’accorder
De vous, l’apaisement blanc ; que m’importe
Les blondes crics, les galets à portée
De mains. J’écoute couler le temps : Sorte

De contentement d’un instant à boire
D’un trait. Il est si fou d’espérer…
Pleurs et larmes se sont pendus ce soir
A la branche solide et amadouée !

O Victoire : Qu’elles s’en aillent donc
Mes vieilles chimères noires, ainsi
Que toutes les lumières. Je fais don
De toutes mes désillusions, ici,

À la Joie ! Et je sais bien que l’Espoir
M’est acquis comme le Festin famélique
Et ancien des enfants étourdis des soirs :
Bleuis soient leurs sourires angéliques !

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