La brûlure est telle
Que tout ce corps est un brasier.
Qu’est-il au juste d’autre
Ce corps d’osier ?
Que peut-il prétendre de plus
Que de périssable ?

La brûlure est telle
À l’endroit de l’aisselle
Que le reste de la chair
N’y prête guère attention.
Qu’est-elle, cette chair,
De plus que de brunissante ?
Que peut-elle pressentir
Avant que de décrépir ?

La brûlure est telle
A l’entrée de la chambre
Qu’une poussière d’yeux
S’y dépose, ombre après ombre !
Mais la Femme sage s’est avancée.
Et, tandis que le jour vient de baisser
Ses tentures pour la nuit, la brûlure
N’est plus telle à l’égard de la chair,
Qu’un chemin de traverse
S’y évanouit.

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