Fleuve immense
D’ensoleillement !
Carte d’un soir où le doigt
S’est posé par hasard.
Fleuve à mesure
De mer où s’asseoir.

Oser la nudité
D’un pas sur le sable.
Oser l’ennui comme
Remède aux remords !
Ô ces miroirs d’eau
Tandis que les feux du ciel

Rougissent les arbres,
Bleuissent les herbes,
Jaunissent les eaux !
Parler longtemps même
Sans rien comprendre
Au Monde.

Tant de marques laissées
Aux peaux fragilisées.
Blancs sourires d’eau
Sur les lèvres de ceux
À qui la Nature
Permet quelque audace.

Et ces miracles d’azur
Durant des yeux et des yeux !
Et ces traces voulues
Des hommes
Quand le soleil est trop
Rude.

Sables désertiques
Aux identiques moulures.
Traces de doigts en forme
De traces d’encre
Sur le papier où
Toutes les routes

Sont tracées en rouge
Et les prairies
En vert
Et les cours
D’eau
En bleu.

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