L’Amie, solitaire comme la louve,
La vraie,
Discrète sur le cœur
Et qui s’ouvre, ce jour même
S’est éteinte.
La tempête océane invite
Les rames de fer des vaisseaux
À cette fête d’airain et de flammes
Qui la font sourire !

L’Amie, solitude hivernale
Des membres gelés ! La vraie.
Coquette pourtant toujours
Au chevet d’un espoir, plaintive,
S’éternise maintenant sur son blanc paradis.
Gageons qu’à goûter la sagesse de sa vie,
À l’enseigner à l’ange qui lui survit,
Ce dernier aura pitié des mystères
Que longtemps elle tînt secret !

À ma Grand-Mère maternelle.

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