Une ligne d’horizon
S’étire dans le lointain
Indéfinissable. Au-dessus
La nuit en profite

Pour se mêler au bleu-vert
Mêlé de blanc de l »ocean.
La nuit pour tenter
De séduire les jardins

Privés de bruit et de lumière.
La nuit sur les arbustes
Inutiles, les pierres
Insensibles et les petites

Herbes de la contre-allée
Que rien désormais
Ne contredit plus. La nuit
En profite encore pour

Rappeler aux hommes
Leur vanité proverbiale
Et leur inconséquence
Et leurs nombreux

Travers. Et pourtant ces
Hommes-ci se moquent
Bien de cette nuit un peu
Trop moralisante.

Ils préfèrent, depuis
La devanture de leur
Fenêtre, chanter haut
Leur Gloire d’être

Vivant, la hauteur
De leur point de vue,
Et la Vigueur de leur
Nature.